Dans 71% des entreprises suisses, des mesures de santé au travail sont prises de manière volontaire.
Dans 71% des entreprises suisses, des mesures de santé au travail sont prises de manière volontaire. Photo: iStock
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«Mon employeur est très engagé en matière de santé»

Les lecteurs de 20 minutes ont été appelés à raconter leurs expériences en matière de bien-être au travail. Voici une sélection de leurs retours.

En Suisse, la santé et le bien-être des travailleurs sont un enjeu de santé publique. Or, toutes les entreprises ne sont pas égales face à ce phénomène. Si certaines sont très actives, d’autres sont, semble-t-il, en retard. C’est en tout cas ce qui ressort de l’appel aux lectrices et lecteurs mené sur le site de 20 minutes entre le 20 et le 26 janvier. Promotion Santé Suisse, qui est à l’origine de cette initiative, a analysé ces retours, dont voici quelques extraits.

«Mon entreprise fait beaucoup pour que les collaborateurs se sentent bien et restent en bonne santé. Nous avons de l’eau gratuitement à disposition et des fruits de saison sont toujours proposés. Il y a aussi presque chaque mois une offre d’activité sportive.» Ramona B., Herisau (AR).

De nombreuses personnes témoignent d’employeurs mettant en place des mesures pour créer un contexte favorable à la santé sur le lieu de travail. Promotion Santé Suisse relève que «de nombreuses entreprises, en plus des mesures de sécurité obligatoires, prennent également des mesures de promotion de la santé sur une base volontaire.» Selon une étude, c’était le cas dans 71% des entreprises en 2016.

Toutefois, Promotion Santé Suisse remarque que des offres isolées et ponctuelles à disposition des membres du personnel n’ont qu’un effet limité: «Souvent, les mesures organisationnelles sont plus efficaces et plus durables, notamment parce qu’elles s’attaque à l’origine des conditions défavorables à la santé.» Par exemple, une identification et adaptation des «processus problématiques» ou un coaching pour les cadres permet d’éviter des situations stressantes de se produire ou d'éviter les surchages de travail. Cela est plus efficace que de stresser le personnel pendant la journée, de lui offrir un cours de yoga le soir et de recommencer le lendemain.

«La santé des employés n’intéresse personne. Que fait mon employeur ? Pour se donner bonne conscience, il dépose un panier de fruits au local de pause deux fois par semaine.», Anonyme (VD).

Revers de la médaille: de nombreuses réactions soulignent le manque d’investissement de certains employeurs, voire leur désintérêt total pour la gestion de la santé en entreprise (GSE). Selon une étude de 2016, c'était le cas dans 29% des entreprises. Si Promotion Santé Suisse le déplore, l’institution y voit un signe de l’importance croissante donnée à cette problématique par les personnes actives.

«Mon employeur paie à chaque employé et chaque année jusqu'à 500.- pour du wellbeeing (abonnement de fitness ou nouvel équipement de sport comme des skis, vélo, paddle etc.) contre facture.» Rebekka H., Mont-sur-Rolle (VD)

Dans de nombreux témoignages, l’offre sportive et les abonnements au fitness en particulier, est mise en avant. Promotion Santé Suisse se réjouit de ces offres, tout en insistant sur l’importance de ne pas mettre l’accent uniquement sur l’aspect physique de la santé: «L’effet dit du «travailleur en santé» risque alors de se produire. Cela signifie que ce sont principalement les personnes qui font déjà du sport de leur propre chef qui profitent de l'éventail des sports proposés. Les autres ne se retrouvent pas dans l’offre.» En effet, si une entreprise paie des abonnements de fitness à des personnes qui ne s’y rendent pas, l'entreprise ne bénéficiera pas de son investissement dans les abonnements et les employés ne seront pas en meilleure santé. «Il est donc dans l'intérêt de l'entreprise d'impliquer ses collaboratrices et collaborateurs dans l’élaboration d’une offre qui réponde à une demande.»

Il est possible d'adopter une vision plus large de la gestion de la santé au travail. Par exemple, en prenant en compte les activités de loisirs dans un sens plus large en combinant les activités sportives, artistiques et culturelles. Il est également possible de recharger ses batteries en allant au cinéma, en suivant un cours de langue ou en apprenant à jouer d'un instrument de musique.» Des propos soutenus par Franck R. d’Yverdon (VD), qui verrait bien la mise en place dans son entreprise de bons «sports, arts et culture.» L’idée est donc de prendre aussi en considération la santé psychique des collaboratrices et collaborateurs et pas seulement leur forme physique.

«Dans mon entreprise, je laisse aux employés la pleine gestion de leur temps. Cela les motive à mieux travailler. Et quand l’envie baisse ou que la charge de travail devient trop lourde, ils peuvent recharger leurs batteries en faisant une promenade ou en bavardant autour d’un café.» Stefano V., Biasca (TI).

Ici, la responsabilité personnelle des collaborateurs est mise en avant. Chacun est libre de s’organiser comme il le sent. L’avantage d’une telle culture d’entreprise est la flexibilité dans la manière de procéder, mais aussi la possibilité d’adapter son emploi du temps pour mieux concilier sa vie privée et ses tâches professionnelles. Toutefois, il est crucial pour les employés de différencier travail et temps libre, particulièrement dans une société hyper-connectée. Le temps libre doit rester libre. Afin d’y parvenir, les cadres d’entreprise ont leur rôle à jouer en montrant l’exemple, par exemple en n’envoyant pas de mails à leur personnel durant le weekend, les jours fériés et après les horaires de bureau. Ainsi, tout le monde y trouve son compte. «En effet, plusieurs lecteurs ont souligné l'importance d'évoquer la problématique de l'atteignabilité avec leur supérieur et que ce dernier donne ainsi le bon exemple», souligne Promotion Santé Suisse.

«Si nous avons des problèmes de santé, mon employeur met tout en oeuvre pour que nous puissions rester actifs. Il existe tout un éventail de solutions adaptées à chaque situation.» Alexandra G., Zofingen (AG).

La santé en entreprise est une problématique globale et présente de multiples aspects. Elle mérite qu’on lui dédie une politique spécifique. «Il convient notamment de définir des processus tels que le traitement des absences de longue durée et la manière de faire revenir les employés au travail après une longue absence, par exemple avec des postes de travail protégés.» Ces mesures permettent de garder les personnes touchées par des problèmes de santé de rester dans le processus du travail le plus longtemps possible ou de les réintégrer rapidement après une absence.

Enfin, Promotion Santé Suisse relève dans les témoignages des différences fondamentales entre PME et grandes entreprises. Pour les premières, les avantages sont les rapports directs avec les chefs qui permettent une mise en place rapide de mesures de GSE individuelles et parfois non-conventionnelles . Mais souvent, la taille de l’entreprise fait que le nombre de mesures proposées est limité. A l’inverse, dans les grandes entreprises, l’offre est souvent plus étoffée, mais elle est pensée en terme d’équipe, et, est donc moins centrée sur l’individu.

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Ce contenu a été rédigé par le Commercial Publishing de Tamedia en collaboration avec Promotion Santé Suisse, organisme qui délivre le label Friendly Work Space.

Les employés suisses changent de plus en plus souvent de travail. Il est donc d’autant plus important pour les entreprises de se positionner en tant qu’employeurs attrayants et de conserver leurs employés sur le long terme. C’est dans ce sens que le label Friendly Work Space de Promotion Santé Suisse soutient les entreprises, car il distingue les entreprises qui promeuvent la santé des collaborateurs et s’investissent pour leur offrir de bonnes conditions de travail.